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NOVEMBRE /DECEMBRE 2003
Je suis retourné au Burkina fin novembre, début décembre.
Depuis juin, date de notre décision de continuer notre action en faveur du Parc national des deux Balé, il ne s’est rien passé sur le plan administratif, vacances obligent.
Malheureusement, le campement a de nouveau été inondé gravement pendant deux mois d’août à fin septembre.
Il a fallu reconstruire des bungalows, remplacer le groupe électrogène, repeindre tous les bâtiments, changer la terrasse, refaire les toitures, etc...
Bref, un long et coûteux travail.
C’est d’autant plus gênant que normalement, les bénéfices du campement sont destinés à financer la surveillance du Parc.
Non seulement, il n’y a pas de bénéfices mais en plus, nous sommes obligés de réinvestir dans la réfection du campement et c’est autant d’argent que nous ne pouvons employer pour les programmes du Parc.
Enfin, le campement est de nouveau en parfait état et nous pouvons accueillir les visiteurs dans de bonnes conditions depuis le début décembre.
Notre ami Bernard Van-poucke était parti le 15 septembre pour gérer le campement.
Malheureusement, il a contracté un palu cérébral assez grave dès son arrivée et il a été obligé de revenir en France vers la fin novembre, son état de
santé ne permettant plus son maintien sur place. Notre problème de gérance reste crucial.
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Le Président des chasseurs traditionnels du Burkina-faso, Monsieur SANOU André nous a rejoint également.
Nous avons été initiés, José et moi-même, et faisons maintenant partie de cette confrérie.
Cela peut paraître un paradoxe mais les Chasseurs Traditionnels qui chassent pour faire vivre leurs familles en consommant eux-mêmes le gibier
qu’ils abattent,voient la faune s’appauvrir de façon alarmante par la chasse professionnelle,
destinée, elle, à fournir les restaurants ou certains commerçants en viande de brousse.
Ils s’élèvent contre ces pratiques et nous avons entamé une action ensemble pour remédier à cette situation.
J’ai toujours voulu m’appuyer pour préserver le Parc sur le pouvoir traditionnel.
Le campement est situé sur un lieu de culte d’une branche de l’ethnie KO et un ethnologue mal intentionné nous a reproché cette occupation.
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Le Président des chasseurs Traditionnels, Monsieur SANOU André.
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Réunion au pied du cailcedra sacré avec les responsables coutumiers.
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Or, et les photos publiées le montre, nous nous sommes toujours bien entendu avec les « vieux » responsables coutumiers de l’endroit.
Tout ceci a été consigné dans un procès-verbal de palabres.
Les anciens m’ont même nommé responsable de l’endroit et m’ont assuré de tout leur appui.
Aujourd’hui, oeuvrent dans notre ONG, des personnalités burkinabé représentant le pouvoir administratif et le pouvoir traditionnel !
Ces engagements sont gages de succès et surtout, montrent que ce sont des burkinabés qui prennent le destin de leur pays en main.
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C’est pendant cette période que je me suis lié d’amitié avec le Colonel BONKIAN.
Le Colonel est un passionné et connaisseur de la brousse africaine.
Grand chasseur, il a pris conscience des problèmes de l’environnement et il a décidé de s’investir pour préserver à son pays le potentiel faunique existant encore.
Les chasseurs traditionnels étant venu le consulter, il a décidé de s’investir dans notre projet.
Son appui est considérable de part son charisme et sa notoriété.
Son aide a déjà porté ses fruits.
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Le Colonel BONKIAN Alain
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Carte de membre de l’Association des Chasseurs Traditionnels de G Sauvin
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Copyright (c) 2003-2004 Guy SAUVIN. Tous droits réservés.
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